Taïwan : L’euthanasie des animaux errants désormais illégale

 Taïwan a décidé de complètement interdire l’euthanasie d’animaux errants dans les refuges du pays. Une loi en ce sens est entrée en vigueur samedi, soit près d’un an après le suicide, sur son lieu de travail, d’une vétérinaire ne supportant plus de devoir abattre des animaux.

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Les animaux errants de Taïwan ne seront plus euthanasiés dans les chenils du pays. Une loi dans ce sens est entrée en vigueur samedi 4 février, nous apprend un article du South China Morning Post (SCMP). À noter qu’elle avait été votée deux ans plus tôt par le Parlement — le délai visant à donner aux chenils le temps de s’adapter.

Malheureusement, l’attente aura visiblement été trop longue. L’année dernière, une vétérinaire chargée d’euthanasier les animaux s’est donnée la mort sur son lieu de travail, relançant ainsi le débat. Chien Chih-cheng, décrite par le SCMP comme une amie des animaux, n’aurait pas supporté d’être traitée de « bouchère » par des activistes de la cause animale, comme le rappelle The Telegraph.

L’entrée en vigueur de la loi a été chaleureusement accueillie par les défenseurs de la cause animale. Ho Tsung-hsun, le président du groupe de défense des animaux « Life Conservationist Association », a déclaré dans un communiqué qu’il se réjouissait d’une décision permettant à la protection des animaux de prendre « un nouveau tournant à Taïwan ». À en croire les chiffres avancés par le groupe, plus de 1,2 million d’animaux n’ayant pas été adoptés auraient été euthanasiés dans les chenils du pays depuis 1999.

Il n’aura pourtant pas fallu attendre l’entrée en vigueur de la loi pour pouvoir observer une forte diminution du nombre d’animaux euthanasiés à Taïwan. Selon les statistiques officielles, seuls 12,4% des 64 276 animaux se trouvant dans les chenils du pays ont été tués l’année dernière, contre 26,4% des 94 741 animaux en 2014.

Cependant, tout le monde ne s’avoue pas satisfait de l’interdiction. Ainsi, le Conseil agricole du pays n’a pas hésité à déclarer qu’il la considérait comme risquée. Selon l’institution, la qualité des chenils taïwanais risquerait de se dégrader du fait d’une forte augmentation du nombre de pensionnaires, ce qui pourrait en retour engendrer une baisse du nombre d’animaux ramassés dans les rues des villes du pays.

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