La Russie prévoit d’en finir avec les dettes de l’URSS cette année

 La Russie serait en passe de complètement se débarrasser de sa dette héritée de l’ex-URSS. Après le paiement, la semaine dernière, de sa dette envers la Macédoine, le pays prévoit de s’acquitter d’ici la fin de l’été des 125,2 millions de dollars américains qu’il doit encore à la Bosnie-Herzégovine.

(Photo Flickr/ frankieleon)
(Photo Flickr/ frankieleon)

En 2006, Moscou, aidée par la hausse du prix des hydrocarbures, finissait de rembourser, par anticipation, la totalité de sa dette envers le Club de Paris (NDLR, un groupe informel de 17 pays créanciers auprès desquels l’URSS s’était endettée, avant 1991, lors de difficultés économiques), mettant ainsi derrière elle une part considérable de la dette que lui avait léguée l’ex-URSS. Onze ans plus tard, le pays s’apprêterait à régler la question une bonne fois pour toutes.

Comme le rappelle le Moscow Times, le ministère des Finances russe a annoncé la semaine dernière avoir réglé sa dette de 60,6 millions de dollars américains envers la Macédoine. Résultat, comme le rapporte un récent article du quotidien russe Izvestia, ne reste plus au pays qu’à s’acquitter d’une seule et unique traite : les quelque 125,2 millions de dollars américains qu’il doit encore à la Bosnie-Herzégovine, un autre pays né du démembrement de la Yougoslavie.

À en croire une source anonyme du ministère des Finances, citée par le journal russe, le pays aurait l’intention de la régler au cours des mois à venir : « L’accord est techniquement prêt depuis longtemps, les deux pays l’ont déjà paraphé. Le document attend juste d’être signé […]. Il n’y a pas de difficulté en regard du paiement, le problème sera réglé d’ici l’été ». Ainsi, selon les informations d’Izvestia, le paiement devrait être intégré dans le budget 2017 du pays et le remboursement de la dette devrait avoir lieu dans les 45 jours qui suivront la signature de cet accord par le ministère des Finances, au nom du gouvernement russe.

Pour rappel, la Russie avait hérité d’une dette extérieure de plus de 66 milliards de dollars à la chute de l’Union soviétique en 1991. Parmi ses créanciers se trouvaient alors le Club de Paris, mais aussi la Chine (remboursée en 2015) ou encore les pays de l’ex-Yougoslavie, qui ont, eux, hérités de la créance de l’ancien pays des Slaves du Sud — qui du temps de l’URSS avait passé plusieurs accords commerciaux avec son voisin soviétique auquel il fournissant notamment des biens de consommation.

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