Italie : Une « croûte » peinte par Hitler exposée au musée de la folie

Une toile de l’ancien leader nazi Adolf Hitler est exposée dans un musée d’art situé sur les bords du lac de Garde, au sein d’une exposition sur le thème de la folie.

(photo flickr/recuerdos de pandora)
(photo flickr/recuerdos de pandora)

Qualifiée de « croûte » par le critique d’art Vittorio Sgarbi, cette toile peinte par le dictateur est exposée jusqu’au 19 novembre au musée de Salo dans le cadre de l’exposition « Musée de la folie ». « C’est une merde, une peinture d’un homme désespéré », a déclaré Sgarbi samedi dernier, avant le vernissage de l’exposition, rapporte le site d’informations The Local.

« On ne voit pas la grandeur [dans ce tableau], mais plutôt de la misère. Ce n’est pas l’oeuvre d’un dictateur mais celle de quelqu’un de malheureux », a-t-il ajouté. La peinture à l’huile, jamais exposée au public avant cela, a été prêtée au musée par un collectionneur privé allemand pour cette exposition portant sur « la folie politique ». Au total, ce sont plus de 200 toiles, photos, sculptures, et œuvres multimédias qui explorent ce thème.

Les organisateurs de l’exposition ont révélé qu’à l’époque, Hitler avait déclaré à l’ambassadeur britannique Neville Henderson : « Je suis un artiste, pas un politicien. Une fois que le problème polonais sera résolue, je vivrais ma vie en tant qu’artiste ».

La ville de Salo, située dans le nord de l’Italie, possède un lien étroit avec l’histoire du fascisme, puisqu’elle était le siège du gouvernement de la République sociale italienne de Benito Mussolini soutenue par les nazis entre 1943 et 1945. La région était connue de façon informelle comme « la République de Salo », un clin d’œil à la ville où Mussolini et son ministre des affaires étrangères prenaient très souvent leurs quartiers.

C’est peut-être pour cette raison que depuis quelques années, la région de Lombardie a vu l’influence des partisans d’Hitler s’accroître, avec notamment l’élection de quelques uns d’entre eux au conseil d’élus local des villes de Côme et Novare. En 2014, ses militants milanais ont par ailleurs collé des affiches faisant l’éloge du Führer dans toute la ville, pour célébrer le 125e anniversaire de sa naissance.

L’année dernière, le journal italien de droite « Il Giornale » a distribué gratuitement des copies de son autobiographie « Mein Kampf », un évènement dénoncé par le Premier ministre de l’époque Matteo Renzi ainsi que par des organisations juives italiennes. « Il faut le connaître pour mieux le rejeter », s’était justifié le journal qui avait déclaré que ce « cadeau » avait pour but d’informer « de la toxicité du national socialisme » aux lecteurs avisés.

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