Tadjikistan : Les policiers reçoivent l’ordre d’aller au théâtre au moins une fois par mois

Le ministre de l’Intérieur du Tadjikistan, Ramazon Rahimozoda, a donné l’ordre aux policiers du pays de se rendre au théâtre. Objectif : stimuler leur conscience morale et spirituelle, le tout dans l’espoir d’améliorer la piètre image qu’ils entretiennent auprès de la population.

(Photo Flickr/ Kate Dixon)
(Photo Flickr/ Kate Dixon)

Au Tadjikistan, petit pays montagneux d’Asie centrale de huit millions d’habitants, le ministre de l’Intérieur, Ramazon Rahimozoda, est préoccupé. La cause de ses angoisses : la police du pays, réputée extrêmement corrompue et très peu efficace. Dans l’espoir d’y remédier, il avait ordonné en février à tous les policiers en surpoids de rapidement perdre leurs kilos en trop, sous peine de se voir remerciés.

La semaine dernière, Ramazon Rahimozoda a récidivé. Sa dernière « bonne idée », donner l’ordre aux policiers, ainsi qu’aux autres fonctionnaires de son ministère, de se rendre au moins une fois par mois au théâtre, comme le rapporte RFE/RL. Le ministre aurait songé à cette mesure après avoir assisté, en compagnie de plusieurs hauts fonctionnaires, à une représentation au théâtre national d’art dramatique Abdulkasim Lahuti de Douchanbé, capitale et plus grande ville du Tadjikistan. Il avait d’ailleurs tenu à féliciter les artistes en personne, déclarant avoir l’intention de se rendre dorénavant au théâtre tous les mois.

Umarjoni Emomali, le porte-parole du ministère, a expliqué à RFE/RL, le 11 avril dernier, qu’assister à des représentations théâtrales pourrait stimuler la conscience morale et spirituelle des policiers tout en leur permettant de se détendre après une journée de travail difficile. « La décision a été prise que les officiers de police devront se rendre au théâtre au moins une fois par mois, des jours différents. Cela concerne tous les employés du ministère de l’Intérieur présents sur le territoire du pays ».

Rappelons qu’au Tadjikistan, aucune opposition au régime, même modérée, n’est tolérée. Depuis la fin de la guerre civile qui a suivi son indépendance en 1991, à la suite de l’éclatement de l’URSS, le pays n’a connu qu’un seul président, Emomalii Rahmon.

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