[Jeu de cartes] Guerre et paix 🔒

Cette semaine, dans « Jeu de cartes », il ne sera pas question de l’œuvre maîtresse de l'écrivain russe Léon Tolstoï, non. À l’occasion de la publication, ce 1er juin, de l’Indice de Paix Globale 2017, cette chronique est l’occasion de dresser un bilan de l’état de la paix dans le monde. Nous en scruterons donc les principaux résultats, avant de tenter de les mettre en perspective à l’aide des passionnants travaux de Max Roser, économiste à l'université d'Oxford.

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(Photo Flickr/ Elvert Barnes)

Le dernier rapport de l’Indice de Paix Globale 2017 (Global Peace Index 2017), le premier classement du monde sur la paix, vient d'être rendu public. Lancé en 2007, cette tentative de classer les pays du monde en regard de leur degré de pacifisme s'appuie sur un classement établit par le magazine The Economist, le Centre for Peace and Conflict Studies de l'Université de Sydney et un jury d'experts membres de divers instituts ou think tanks travaillant sur la question de la paix. Parmi les parrains de cet ambitieux projet, on retrouve de nombreuses personnalités, dont, dans le désordre, le Dalaï-lama, Kofi Annan, Jimmy Carter, Desmond Tutu, ou l’anthropologue Jane Goodall. Son principal atout : l’indice se base sur une analyse internationale poussée permettant de donner une vision globale du climat de paix dans le monde.

Selon ses auteurs, le cru 2017 de cet indice pourrait être résumé en cinq points majeurs. Premièrement, le monde est légèrement plus pacifique cette année que l'année dernière — ce qui n'empêche pas qu'il demeure moins pacifique que lors de la décennie précédente. Deuxièmement, les trois dernières décennies ont marqué un déclin en matière de militarisation. Troisièmement, l'impact de la violence sur l'économie mondiale est énorme. Quatrièmement, les dépenses en matière de maintien/consolidation de la paix demeurent très en dessous du niveau optimal. Enfin, une baisse notable de ce que les chercheurs appellent la « paix positive » – une paix qui « n'est pas simplement l'absence de conflits, mais un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération », selon la définition de l'ONU – rend les pays plus vulnérables au populisme en politique.

Il convient également de souligner l'existence, à plus long terme, d'une augmentation de « l'inégalité en matière de paix ». En effet, la plupart des pays n’ont enregistré qu'une petite amélioration en matière de pacifisme, alors qu'une poignée de pays ont récemment vu leurs scores se dégrader fortement.

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