Honolulu : Un projet de loi pour interdire d’envoyer un texto en traversant la rue

Mercredi dernier, le conseil municipal d’Honolulu, capitale et plus grande ville de l’État d’Hawaï, aux États-Unis, a voté en faveur d’un projet de loi qui pourrait interdire aux piétons de traverser la rue en ayant les yeux rivés sur leur téléphone. Reste encore au maire de la ville, Kirk Caldwell, à le signer d’ici la fin de la semaine. Si ce dernier venait à donner son feu vert, le texte entrerait en vigueur dans les 90 jours suivants.

(Photo Flickr/ RedBull Trinker)
(Photo Flickr/ RedBull Trinker)

Les progrès de la technologie peuvent parfois s’avérer une distraction et pousser les gens à ne pas faire attention ». C’est ce qu’a martelé mercredi dernier Brandon Elefante, un conseiller municipal de la ville d’Honolulu, la capitale de l’État étasunien d’Hawaï, lors d’une réunion de son assemblée délibérante. L’homme est à l’origine d’un projet de loi qui prévoit de verbaliser les piétons qui se feraient prendre à traverser la rue en ayant les yeux rivés sur leur téléphone portable.

Mercredi dernier, son projet a été voté à sept voix contre deux. Il n’attend plus maintenant que de recevoir d’ici la fin de la semaine la signature du maire de la ville, Kirk Caldwell, pour entrer en vigueur. S’il venait à le faire, le texte entrerait alors en vigueur dans les 90 jours suivants, comme nous l’apprend un récent article de The Independent.

Brandon Elefante explique que sa principale motivation est la sécurité des jeunes. Selon lui, des « groupes de lycéens étaient inquiets à l’idée que leurs pairs soient distraits lorsqu’ils traversent les rues les yeux fixés sur leurs téléphones au lieu de regarder des deux côtés », a-t-il déclaré à l’antenne de CNN. Le conseiller municipal a aussi précisé que celle que l’on surnomme déjà la « pedestrian bill » peut être regardée comme une prolongation d’interdictions déjà en place, comme celle d’envoyer des textos en conduisant.

D’autres villes américaines, à l’instar de Fort Lee, dans le New Jersey, ont déjà adopté depuis quelques années des législations similaires. À Honolulu, les amendes envisagées iraient de 15 à 99 dollars américains, dépendamment du nombre d’infractions préalablement commises. À noter que les personnes en ligne avec des services d’urgence comme le 911, un numéro d’appel d’urgence nord-américain, ne seraient pas concernées.

Comme le rappelle The Independent, qui cite les chiffres de l’organisation non gouvernementale National Safety Council (NSC), entre 2000 et 2011 aux États-Unis, plus de 11 000 accidents impliquant des piétons utilisant des téléphones portables ont causé des préjudices corporels. Des statistiques qui n’impressionnent visiblement pas Ernie Martin, l’un des deux conseillers municipaux qui ont voté contre le projet de loi. À l’en croire, la ville ferait mieux de se concentrer sur d’autres problèmes : « Étant donné les enjeux auxquels Honolulu est confrontée, comme le sans-abrisme et notre projet ferroviaire qui accuse un déficit de trois milliards, il y a des questions plus pressantes sur lesquelles je préférerais que nous nous concentrions ». Selon lui, pas de doute : une campagne de sensibilisation bien menée sur les réseaux sociaux donnerait certainement de meilleurs résultats.

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