Finlande : L’essentiel des besoins énergétiques couvert par les énergies renouvelables en 2018

La Finlande se prépare à mettre en service deux nouvelles centrales électriques fonctionnant aux énergies renouvelables, ainsi que de nombreuses éoliennes. Résultat : dès l’année prochaine, les énergies vertes devraient devenir la première source d’énergie du pays nordique, devant les énergies fossiles.

(photo flickr/Ky0n Cheng)
(photo flickr/Ky0n Cheng)

Le marché énergétique finlandais serait sur le point de changer une bonne fois pour toutes de physionomie. En effet, dès 2018, les énergies renouvelables devraient couvrir une part plus importante des besoins énergétiques du pays que les énergies fossiles — qui incluent notamment le pétrole, le charbon, le gaz naturel et la tourbe. La raison ? L’ouverture prochaine de deux nouvelles centrales électriques fonctionnant aux énergies renouvelables, comme l’explique Yle, la radiotélévision publique nationale de Finlande, dans un récent article.

“Quand tous les nouveaux investissements fonctionneront à plein rendement, le virage aura lieu”, prédit ainsi Markku Alm, gestionnaire au Centre pour le développement économique, les transports, et l’environnement du sud-ouest de la Finlande (Centre ELY), à l’antenne de la radio publique finlandaise. Il ajoute que “des investissements majeurs, comme la centrale électrique à biomasse d’Äänekoski et la centrale électrique polycombustible de Naantali, augmenteront si significativement la part des énergies renouvelables que le virage [des énergies renouvelables] aura lieu l’an prochain”. Outre ces deux centrales, qui devraient entrer en service d’ici la fin d’année, un grand nombre de nouvelles éoliennes sont également en construction en Finlande.

Pour rappel, le gouvernement finlandais s’est fixé comme objectif 50% d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Au cours des 13 prochaines années, le pays prévoit également de fermer la totalité de ses centrales à charbon (d’où provenaient en 2016 10% de son énergie). Cela ne semble pas infaisable, dans la mesure où en 2016 les énergies renouvelables comptaient déjà pour 34% de la consommation totale d’énergie du pays nordique, juste derrière les énergies fossiles (38%).

Toujours à l’antenne d’Yle, Ilkka Hämälä, le PDG de Metsä Fibre, l’entreprise qui exploitera la centrale d’Äänekoski explique prévoir que sa centrale permettra d’augmenter d’environ 2,5% par an la part des énergies renouvelables en Finlande. Il estime également qu’à terme la centrale sera la source d’un demi-milliard d’euros supplémentaire qui devrait venir s’ajouter aux recettes des exportations du pays.

Hämälä insiste cependant sur le fait que le facteur le plus important pour réduire le changement climatique est une réduction des émissions, ce que les énergies renouvelables ne réussissent pas automatiquement à faire efficacement. Il fait ici référence à ce que l’on pourrait appeler l’« effet Islande ».

En effet, comme le rappelait Sciences et Avenir en mai dernier, l’Islande, premier pays du monde avec 100% d’électricité renouvelable, demeure “loin de remplir les objectifs” internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En cause, l’utilisation de la géothermie, qui même si elle reste “préférable au gaz, au charbon et au pétrole”, n’est “pas une énergie complètement verte”. Le PDG de Metsä Fibrede conclut : “En Finlande, l’énergie nucléaire joue et continuera de jouer un rôle important, aussi bien en matière d’approvisionnement énergétique que de lutte contre le changement climatique”.

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