Chine : Depuis 2013, 1,34 million de fonctionnaires chinois sanctionnés pour avoir accepté des pots-de-vin

À l’approche du 19e Congrès du Parti communiste chinois, l’agence anticorruption chinoise vient de révéler les résultats de ce qui constitue l’un des points cardinaux du mandat du président Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir. Un premier bilan impressionnant : environ 1,34 million de fonctionnaires auraient été sanctionnés pour corruption depuis 2013.

(Photo Flickr/ Foreign and Commonwealth Office)
Le président chinois, Xi Jinping, en 2015.
(Photo Flickr/ Foreign and Commonwealth Office)

Comme toujours avec la Chine, les chiffres ont de quoi donner le tournis. Depuis 2013, et le lancement d’une vaste croisade visant à éradiquer le fléau de la corruption au sein du Parti communiste chinois (PCC) par le président chinois Xi Jinping, environ 1,34 million de fonctionnaires auraient été punis pour avoir accepté des pots-de-vin, nous révèle un récent article du Japan Times.

Comme promis, le président a frappé « les mouches et les tigres » de la corruption. Le « tableau de chasse » des autorités chargées de la lutte anticorruption comprend aussi bien de hauts dirigeants (les « tigres ») que de petits fonctionnaires (les « mouches »).

Ainsi, 648 000 des fonctionnaires sanctionnés travaillaient dans des villages chinois et ont le plus souvent été jugés coupables de corruption à petite échelle, rapporte le Japan Times citant le Comité central pour l’Inspection disciplinaire du Parti (CCDI). Il convient de rajouter à cela l’arrestation de nombreux hauts cadres de l’administration centrale et locale et même de cadres du PCC. Selon ce même organisme, au niveau national 155 000 bureaux du PCC avaient mis en place des mécanismes de lutte contre la corruption en août de cette année.

Si officiellement le programme vise à éradiquer les abus de pouvoir sous toutes leurs formes, tout en redorant au passage le blason du PCC, il permet également au président d’éliminer des opposants politiques. Ainsi, personne ne semble être intouchable. Dernier exemple en date : la révocation, mi-juillet, du poste de secrétaire du Parti de l’agglomération de Chongqing de Sun Zhengcai, un haut fonctionnaire du Parti, qui avait un temps été pressenti comme successeur potentiel au président. Il y a deux semaines, il a été officiellement exclu pour « graves violations de la discipline et de la morale ». En réalité, il aurait surtout été mis sur la touche pour avoir essayé de faire de l’ombre à Xi Jinping, explique le journal anglophone Epoch Times.

Rappelons que dans moins de deux semaines, le 18 octobre, le président chinois Xi Jinping ouvrira le 19e Congrès du Parti communiste chinois. À cette occasion, il devrait selon toute vraisemblance obtenir un nouveau mandat de 5 ans à la tête du pays lui permettant de resserrer encore davantage son emprise sur une Chine qui n’a jamais tenu un si grand rôle sur la scène internationale.

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