Nouvelle-Zélande : Un visa pour réfugiés climatiques à l’étude

James Shaw, le fraîchement nommé ministre néo-zélandais du Changement climatique, a annoncé en début de semaine dernière qu’il considérait sérieusement la création d’une nouvelle catégorie de visa qui serait réservée aux réfugiés climatiques. La priorité serait donnée aux populations des nations du Pacifique dont les îles sont actuellement menacées par la montée des eaux due au réchauffement climatique.

Les Kiribati vues d'un avion en 2013. (Photo Flickr/ warrenjackson)
Les Kiribati vues d’un avion en 2013.
(Photo Flickr/ warrenjackson)

À nouvelle catégorie de réfugiés, nouvelle catégorie de visa. Alors que l’on apprenait récemment que huit petites îles du Pacifique ont été englouties au cours des dernières années à cause de la montée des eaux, le nouveau gouvernement de Nouvelle-Zélande a annoncé envisager la création d’une “catégorie expérimentale de visa humanitaire” qui serait réservée “aux personnes fuyant la montée du niveau des océans”, comme nous l’apprend un récent article du quotidien britannique le Guardian. L’annonce a été faite mardi 31 octobre par James Shaw, le nouveau ministre du Changement climatique, sur les ondes de Radio New Zealand.

“Il s’agit d’une mesure sur laquelle nous comptons travailler en partenariat avec les îles du Pacifique”, a indiqué le ministre, qui se trouve aussi être le codirigeant du Parti vert néo-zélandais. La création de cette nouvelle catégorie permettrait à son parti de tenir sa promesse électorale de délivrer 100 visas à des victimes du changement climatique. Rappelons qu’avant les élections, le parti vert avait également proposé d’augmenter à 4000 le quota annuel de réfugiés au cours des six prochaines années — contre 750 actuellement.

Cette annonce fait suite à une série de décisions de justice qui avaient récemment entraîné l’expulsion de nombreux “demandeurs d’asile climatique” du pays. Dernière occurrence en date : celle de deux familles des Tuvalu, qui s’étaient vues déboutées par une cour de justice du pays le 24 octobre dernier. En cause ? Son incapacité à trouver des éléments justifiant de leur octroyer un statut de réfugié dans le droit en vigueur. Ce vide juridique a été la raison du rejet d’une douzaine d’autres demandes de ce type ces dernières années.

Pour rappel, si la communauté internationale n’arrive pas à s’entendre pour essayer de maintenir le réchauffement de la planète sous les 1,5°C, une multitude d’îles du Pacifique risquent d’être englouties sous les eaux au cours des prochaines années. Parmi celles-ci, on retrouve par exemple les Îles Marshall, les Tuvalu ou encore les Kiribati. En parallèle, ces îles sont aussi menacées par des épisodes météorologiques (ouragans, inondations, sécheresse…) qui devraient se faire de plus en plus fréquents et violents.

Cependant, les nations du Pacifique ne sont pas les seules menacées. En effet, selon les prévisions de l’ONU, les littoraux de grandes métropoles (à l’instar de New York, Miami, Rotterdam ou encore Venise) pourraient à terme connaître le même sort.

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