Accros à l’adrénaline, ils brisent la routine en expérimentant l’extrême

C’était le rendez-vous des fous. Au fin fond de la Sibérie, sur le lac Baïkal, ils sont venus des quatre coins du monde pour parcourir 700 kilomètres en moto. Parmi eux, nombreux sont ceux qui, dans leur quotidien, aiment se donner des sueurs froides pour rompre avec la routine.

Tous les ans, la Ice Run réunit sur le lac Baïkal, en Sibérie, les casse-cou les plus téméraires du monde. (photo Marie-Alix Détrie/8e étage)
Tous les ans, la Ice Run réunit sur le lac Baïkal, en Sibérie, les casse-cou les plus téméraires du monde.
(photo Marie-Alix Détrie/8e étage)

Pied sur le kick, mains sur le guidon. Dorine embarque pour 700 kilomètres en moto sur l’eau gelée du Baïkal, le lac le plus profond au monde. En plein mois de mars, elle brave les vents sibériens et plante sa tente par -28°C. L’environnement hostile n’est pas son seul ennemi : Do’ parcourt le lac en Ural, une moto-side-car des années 80 réputée pour être « difficile à faire accélérer, encore plus dure à faire freiner ».

Avec Vitaliy, son binôme russe, elle forme un des onze duos de la Ice Run, expédition organisée par The Adventurists, des « inventeurs de voyages » qui disent vouloir « rendre le monde un peu moins ennuyeux ». Vingt autres participants arrivent d’Australie, de Suisse, de Caroline du Nord ou encore de Roumanie. Chacun a payé près de 1900 livres pour affronter ce calvaire. « En France, je me sens souvent différente, incomprise. Mais ici, il n’y a que des gens comme moi », se réjouit Dorine. Des « fous » qui aiment les défis, s’affranchir des règles, et qui s’efforcent de sortir de leur zone de confort pour se confronter, sans cesse, à de nouvelles sensations.

La routine, cette Française de 33 ans l’a bien connue pendant quatre ans en Suisse, quand elle travaillait dans les télécommunications. « J’ai un peu tout laissé tomber à cette période, comme le parkour et les aventures à l’étranger — j’ai arrêté de vivre pour moi. J’ai oublié qui j’étais vraiment. » Elle vivait avec son copain de l’époque, ils voyageaient un peu, mais toujours confortablement, « pas comme j’aime vraiment, il n’était pas un grand aventurier ».

L’été 2016, elle craque. Elle quitte d’abord son job, puis son compagnon quatre mois plus tard. Elle part trois jours en Espagne faire du parachutisme avec son frère aîné, puis laisse ce dernier rentrer en France sans elle.

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