La mer Morte menace de disparaître

Patrimoine naturel unique au monde, la mer Morte est encore bien vivante. Pourtant, elle pourrait bien disparaître d’ici 30 ans. En cause : la surexploitation de l’eau et du sel dans la région qui la fait s’assécher à une vitesse alarmante.

Un panneau déconseillant la baignade sur une plage israélienne. (photo Mathilde Dorcadie/8e étage)
Un panneau déconseillant la baignade sur une plage israélienne. (photo Mathilde Dorcadie/8e étage)

La route serpente entre des montagnes pelées et rocailleuses. Dans le creux des vallons, des villages de Bédouins en tôle cuisent sous le soleil brûlant du mois d’août. Soudain, au détour d’un virage, un immense miroir gris apparaît au milieu du désert. Un panneau indique que nous passons désormais sous le niveau de la mer. Direction le point le plus bas de la planète… qui est aussi l’un des plus mystérieux.

La mer Morte tire son nom de son taux de salinité extrêmement élevé — jusqu’à dix fois celui de l’océan. Seuls une poignée de micro-organismes peuvent y survivre. Elle est pourtant au cœur d’un écosystème très particulier, situé à la jonction, hautement politique, des territoires israélien, palestinien et jordanien. Tous trois l’assoiffent et l’exploitent pour l’agriculture, l’industrie et le tourisme.

Sa surface, parfois bleue, parfois blanche comme la banquise, est parfaitement lisse. Elle n’est pas dérangée par un seul bateau. Il faut dire qu’on ne navigue pas sur cette mer qui sert aussi de frontière. En été, la température peut parfois dépasser les 45°C. La lumière, elle, semble en permanence voilée par l’air chaud et iodé du désert.

Sur la place ronde et animée du centre de Jéricho, seule ville des alentours, Mahmoud Driaat vient nous récupérer. Ce Palestinien de 26 ans sera notre guide. Il travaille pour l’ONG EcoPeace Middle East. Cette dernière rassemble des Israéliens, des Palestiniens et des Jordaniens qui ont pour point commun de vouloir sauver la mer Morte d’une extinction assurée d’ici 30 ans, si aucune action n’est entreprise.

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