Bienvenue à Tchernobyl, paradis du tourisme macabre

En Ukraine, de nombreuses compagnies privées proposent des visites guidées de Tchernobyl, site de la plus importante catastrophe nucléaire civile du 20e siècle. La zone est devenue la nouvelle Mecque d'une forme de tourisme de l’extrême qui ne cesse de gagner en popularité. Les adeptes lui ont même donné un nom : le tourisme macabre. Reportage.

(photo Benoît Jacquelin/8e étage)
A seulement quelques dizaines de mètres du réacteur n°4, un nouveau sarcophage est en cours de construction. Il devait initialement remplacer le sarcophage initial, dont l'étanchéité a depuis longtemps été mise à mal par de nombreuses fissures.
(photo Benoît Jacquelin/8e étage)

La logique voudrait que l'instinct de survie dont est doté l'être humain soit suffisant pour dissuader quiconque d'aller visiter le site d'un accident nucléaire. Pourtant, des milliers de touristes font le déplacement jusqu'à Tchernobyl chaque année. Pour certains, c'est même l'unique raison de mettre les pieds en Ukraine. En 1986, des milliers de personnes n'ont pas pu s'échapper à temps de la zone irradiée. En 2015, les touristes sont prêts à payer le prix fort pour y accéder.

Il suffit de jeter un rapide coup d’œil sur Trip Advisor pour mesurer l'ampleur de cette économie touristique. Des pages d'annonces proposant toutes de visiter Tchernobyl se succèdent. L'excursion constitue même le gros du "TOP 10 » des activités conseillées à Kiev, la capitale ukrainienne, qui n’est située qu’à 70 kilomètres du lieu de l’accident nucléaire.

Pour accéder à la zone, il suffit de remplir deux critères : avoir plus de 18 ans et ne pas être une femme enceinte. Le tour-opérateur se charge d’obtenir les autorisations nécessaires auprès du ministère des Situations d'urgence ukrainien, responsable de l'exploitation et de la sécurité du site. Il faudra compter entre 130 et 500 euros, selon la formule choisie, pour une excursion de groupe à Tchernobyl d'une journée au départ de Kiev. Préparez-vous à payer comptant en dollars ou en hryvnia (la monnaie ukrainienne). La location d’un compteur Geiger est optionnelle. La souscription d'une police d'assurance – qui vous coûtera quelques euros supplémentaires –, elle, non.

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