Le Royaume-Uni souhaite la construction d’un spatioport destiné aux vols commerciaux

 Le futur spatioport, qui serait le premier a être construit hors des États-Unis, devrait proposer des vols commerciaux vers l’espace, mais aussi des vols ultra-rapides vers des destinations, elles, bien terrestres. La décision est le résultat d’une procédure de consultation, longue de trois mois, ayant impliquée des aéroports et des entreprises privées du secteur aérospatial. Les villes de Newquay et de Glasgow sont envisagées comme lieux potentiels pour la construction.

 La tour de contrôle du spatioport de Mojave, en Californie. Il s'agit du tout premier spatioport construit par l'homme. (photo Flickr/ Kevin Baird)
 La tour de contrôle du spatioport de Mojave, en Californie. Il s’agit du tout premier spatioport jamais construit par l’homme.
(photo Flickr/ Kevin Baird)

Je veux que l’Angleterre ouvre la voie en matière de vol commerciaux dans l’espace”, a déclaré le ministre britannique de l’aviation, Robert Goodwill, suite à l’annonce de la décision du Royaume-Uni de supporter la construction d’un premier spatioport destiné aux vols commerciaux sur le territoire britannique.

A terme, un vol Glasgow-Sydney pourrait bien se faire en seulement deux petites heures, soit plus rapidement qu’un trajet Glasgow-Manchester en High Speed 2 railway (l’équivalent britannique de nos TGVs). Voilà l’une des promesses faite au gouvernement britannique par certaines des 39 entreprises # – dont Spacemiles ou Space Development Ventures, Corp. – et plusieurs institutions publiques qui ont été consultés, révélait mardi le quotidien britannique The Independent.

La construction du spatioport n’est que le premier jalon d’un plan bien plus vaste. En effet, depuis quelques temps, certains membres du gouvernement britannique ont les yeux braqués vers les étoiles et entendent bien faire de leur pays l’un des chefs de file dans le domaine. “Lancer des satellites et opérer des vols commerciaux à destination de l’espace depuis nos rivages relevaient jusqu’alors du domaine de la science fiction, mais avec cette décision, nous avons fait un grand pas en avant pour que cela devienne réalité dans un futur proche”, déclarait mardi dernier Vince Cable, le secrétaire d’État britannique aux Finances.

Construit sur le modèle d’un aéroport classique – à l’exception près que les terminaux seront adaptés au lancement de jets vers l’espace –, le futur spatioport devrait assurer des liaisons vers d’autres spatioports dédiés aux vols commerciaux, dont celui de Mojave en Californie, premier jamais construit par l’homme.

Le spaceport comme imaginé par le gouvernement britannique.
Le spaceport comme imaginé par le gouvernement britannique.

Avec cette initiative, le pays espère susciter l’intérêt d’importantes compagnies privées, comme Virgin Galactic ou son concurrent XCOR Aerospace, afin qu’à terme ces dernières envisagent de choisir le Royaume-Uni pour lancer leurs vols commerciaux.

La liste des lieux potentiels pour la construction du spatioport se réduit pour l’heure à des terrains situés à proximité de Campbeltown, Glasgow et Stornoway en Ecosse, Newquay en Angleterre et Llanbedr au Pays de Galles. Il est également ressorti de la procédure de consultation que le spatioport devrait être construit à proximité des côtes et ce afin de “protéger le public”. Certains acteurs, à l’instar de la société Spacemiles, auraient même ajouté que le choix d’un lieux côtier constituerait également “un gros atout esthétique […] de la perspective d’un touriste de l’espace”.

En revanche, si le spatioport est sur la bonne voie pour sortir de terre, encore beaucoup de question entourent les sociétés privées qui seraient en charge de ces vols commerciaux. L’entreprise Spacemiles, tout comme ses concurrents, ne semble absolument pas prête à opérer de tels vols et rien ne laisse présager que cela changera dans un futur proche. The Independent indique cependant, sans préciser sa source, que les premiers vols commerciaux pourraient avoir lieu dès 2018.

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