[Jeu de cartes] Zoom sur les « vortex de déchets » océaniques 🔒

En 2014, après avoir étudié pendant deux ans les directions des courants océaniques et leurs vitesses respectives, des chercheurs de l’Université de South Wales, en Australie, rendaient public d’inquiétants résultats. En plus de confirmer l’existence de "bassins d’attractions" (NDLR, des zones où l’essentiel de la pollution mondiale est concentré), ils montraient aussi que les différentes étendues d’eau du globe sont, en réalité, bien moins connectées qu’il n’y paraît. Trois ans plus tard, des infographistes néo-zélandais de Dumpark, une entreprise spécialisée dans la visualisation de données, ont réalisé une fantastique carte interactive intitulée "Sailing Seas of Plastic". Elle apporte un précieux support visuel nous permettant de mieux réaliser la taille et la position des concentrations estimées de débris de plastique qui flottent à la surface des mers et océans du monde.

(image Ferdi Rizkiyanto)
(image Ferdi Rizkiyanto)

Article initialement publié en septembre 2014 et mis à jour le 11 juillet 2017

Si un jour l’envie vous prend d’imiter The Police et de mettre un message dans une bouteille, puis de confier cette dernière aux eaux tumultueuses d’un océan, sa destination finale pourrait bien vous surprendre. En effet, il y a de fortes chances que votre précieux message ne trouve jamais de destinataire, mais termine purement et simplement sa course dans l’un des sept "vortex de déchets" géants que comptent nos océans.

La composition de ces poches de déchets, aussi connues sous le nom de "poubelles des océans", et qui occuperaient approximativement 40% de notre écosystème marin, n’a rien d'attrayant. Au programme : bouchons de bouteilles, filets de pêche, morceaux de cagettes et surtout une myriade de microscopiques fragments de plastique. Jusque là, rien de nouveau. Pourtant, le travail de chercheurs australiens de l’Université de South Wales, en Australie, nous apprend que les déchets qui composent ces "vortex" n’arrivent pas là par hasard.

Prenez l’exemple d’une bouteille de plastique abandonnée à l’embouchure du port de San Diego, sur la côte ouest des États-Unis. On pourrait penser qu’elle ira logiquement se perdre quelque part au large de l’Amérique du Sud. Eh bien non. Comme le montre ce modèle, rendu public en 2014 par les chercheurs, la dite bouteille aura bien plus de chance de finir quelque part à proximité des côtes japonaises ou taïwanaises, ou bien même de finir dans l’imposant "vortex de déchet" de l’océan Pacifique Nord.

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