Les étranges obsessions alimentaires des dictateurs

(photo recuerdosdepandora/flickr)
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Vous êtes ce que vous mangez », si l’adage est vrai, alors rien de surprenant à découvrir que les pires dictateurs du monde avaient des exigences et des lubies alimentaires aussi improbables que folles. Dans leur livre « Les dîners des dictateurs : un guide de mauvais goût pour régaler les tyrans », les Anglaises Victoria Clark et Melissa Scott racontent les petites habitudes et les anecdotes alimentaires d’Hitler, Mussolini ou Mao Zedong.

Première constatation des auteures : en vieillissant, les dictateurs ont tendance à être de plus en plus obsédés par la pureté de ce qu’ils mangent. Kim Il Sung, par exemple, n’acceptait que du riz dont les grains avaient été sélectionnés individuellement. Il avait par ailleurs mis en place un institut dont l’unique but était de mener des recherches pour prolonger sa vie.

Son homologue roumain Nicolae Ceaușescu, lui, préferait apporter sa nourriture à chacun de ses déplacements. D’autre part, il acceptait de ne manger des légumes que sous forme liquide et à la paille. Une exigence qui avait choqué Tito, son voisin Yougoslave. Souvent issus d’un milieu humble, les dictateurs raffolaient de plats simples, relate le livre. Ceaușescu, par exemple, ne jurait que par le ragout au poulet que lui préparaient ses cuisiniers. Selon une recette malgré tout bien particulière : il fallait que le poulet soit entier (pieds, bec, tout). Pour Tito, rien ne valait une épaisse tranche de graisse de porc.

Les gigantesques responsabilités des dictateurs – Hitler, Mussolini et Mao Zedong – impliquaient tellement de stress qu’il leur provoquait des troubles importants de la digestion. Les flatulences chroniques d’Hitler le condamnaient par exemple à suivre un traitement composé de 28 médicaments – dont l’un à base d’excréments de paysans bulgares – et pourraient expliquer sa décision de devenir végétarien. Le dictateur nazi aurait d’ailleurs lancé un soir lors d’un diner un débat animé, à propos des abattoirs ukrainiens, imagé de détails si sordides qu’ils auraient coupé l’appétit de ses convives. Rien de bien étonnant, car après tout, tout le monde n’est pas Jean Bedel Bokassa, Idi Amin ou Francisco Nguema — trois chefs d’États africains qui ont comme point commun d’être suspectés d’avoir pratiqué le cannibalisme.

Du côté de Staline, ce n’était pas tant le contenu que la durée de ses repas qui a forgé sa réputation. Pendant 5 ou 6 heures, le Vojd enchainait les plats copieux, les jeux d’alcool, les chants et les danses. Des repas de négociation qui, racontent les auteures, tournaient parfois à la séance de torture pour ses convives.

Mise à jour : Cet article a été corrigé car il laissait entendre, suite à une erreur de traduction, qu’Hitler aurait dîné avec Jean Bedel Bokassa, Idi Amin et Francisco Nguema.

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2 commentaires

  1. Kilibien 3 années ago

    Hahaha ! J’ai bien ri ! Hitler en discussion avec trois dictateurs africains des années 60-70 ! Très drôle…
    Bon, je ferme et oublie à jamais 8e-etage.

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    1. Maxime Lelong
      Maxime Lelong 3 années ago

      Bonjour Kilibien. Effectivement il y avait une GROSSE erreur de compréhension/traduction que nous avons corrigée. Nous avons également signalé notre erreur en bas de l’article. Merci de nous l’avoir signalée. En espérant vous revoir malgré tout sur 8e étage.

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