Chine : Des étudiants verbalisés s’ils abusent de la chasse d’eau

 Dans une province chinoise régulièrement frappée par des épisodes de sécheresse, une université privée a décidé de lutter contre le gaspillage d’eau en assignant à chacun de ses étudiants un quota de 3000 litres par mois. Terminé donc l’usage intempestif de la chasse d’eau s’ils ne veulent pas payer de frais supplémentaires.

(Photo Flickr/ hurdle bunter)
(Photo Flickr/ hurdle bunter)

À la rentrée, les étudiants d’une université privée chinoise de la ville de Kunming, dans la province du Yunnan, se sont vus remettre un badge électronique qu’ils devront glisser dans un lecteur de bande magnétique pour pouvoir accéder aux toilettes du campus, comme le rapporte un récent article du Chuncheng Evening News. Objectif : limiter le gaspillage d’eau au sein des locaux — et notamment l’usage intempestif de la chasse d’eau.

Ainsi, en début d’année, chaque étudiant s’est vu assigner un quota personnel mensuel de 3000 litres d’eau. Interrogé par le Yunnan Online, un professeur explique que l’université considère ce quota comme largement suffisant (à titre de comparaison un Français utilise en moyenne 148 litres d’eau par jour pour ses besoins quotidien) et rappelle que l’idée est avant tout d’encourager les élèves à économiser l’eau. En cas de dépassement, il faudra passer à la caisse. Le montant des pénalités n’a cependant pas encore été spécifié.

Comme le rappelle la BBC, la région du Yunnan a connu plusieurs épisodes de sécheresse ces dernières années. Les climatologues semblent s’accorder sur le fait que la cause principale serait une modification de la pluviométrie. Un phénomène qui risque encore de s’aggraver au cours des 20 prochaines années.

En attendant, la décision de l’université fait, comme toujours, polémique sur les réseaux sociaux chinois. Certains utilisateurs du site de microblogging Sina Weibo se sont dits choqués par l’idée, qu’ils considèrent être un gaspillage d’argent, alors que d’autres la qualifient de raisonnable étant donné la situation actuelle. Mais ce qui en inquiète réellement certains, ce sont les potentielles conséquences olfactives : « Cela ne risque-t-il d’encourager les étudiants à ne plus tirer la chasse ? ».

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